Making-of · Podcast pour enfants

Un podcast
pour mon fils.
Pas YouTube Kids.

Je n'arrivais plus à le mettre devant un écran pour qu'il tienne dix minutes en voiture. J'ai cherché, je n'ai rien trouvé, alors j'ai construit le podcast que je voulais. Voilà comment, et tu peux l'écouter ici.

12 min de lecture 4 épisodes à écouter
En 30 secondes

Ce qu'il y a dans cet article

— Une scène, un déclic

Un samedi de trop.

C'est un samedi matin. On part voir mes parents, une heure de voiture. Mon fils a quatre ans. Il fait la tête sur sa rehausse parce qu'il aurait préféré rester à jouer dans le salon.

Comme d'habitude, je tends mon téléphone par-dessus l'épaule. YouTube Kids. Je lance la chaîne du moment, celle qui passe en boucle chez nous. Trente secondes plus tard, l'algorithme a déjà décidé de la suite : une voix off en anglais traduit par IA, des couleurs ultra-saturées, un personnage qui s'agite, une pub. Encore une vidéo. Une pub. Encore.

À mi-trajet, je regarde dans le rétro. Il a les yeux vitreux. Il n'écoute plus rien, il regarde des couleurs bouger. Et moi, j'écoute en parallèle l'enchaînement le plus violent que j'aie jamais entendu pour un enfant de quatre ans. Pas violent au sens « il y a du sang ». Violent dans le rythme. Dans la coupure. Dans le fait qu'aucun récit ne tient plus de quarante secondes avant que la prochaine vidéo prenne le relais.

En descendant de voiture, je me dis : c'est fini. Je vais lui trouver autre chose.

Je me suis mis à chercher des podcasts pour enfants. Sérieusement, pas en survol. Pendant deux semaines. Je voulais quelque chose de précis : du français, du narratif, des héros qui reviennent, un épisode qui se termine en dix minutes, sans pub. Apparemment je demandais la lune.

La plupart des podcasts français pour enfants, c'est du conte lu. Une voix, une histoire, fin. Pas de personnages récurrents. Pas de fil rouge. Quelques pépites existent — Bestioles, Octave et Mélo, Encore une histoire — mais aucun ne cochait toutes les cases en même temps. Surtout, aucun ne traitait directement les vraies peurs d'un enfant de quatre ans : le noir, le monstre sous le lit, le premier jour d'école, le médecin.

Le matin du quinzième jour, je me suis assis et j'ai dit à voix haute : « OK, je vais le faire moi-même. »

Le point qui me restait en travers

YouTube Kids n'a aucune raison de t'aider à arrêter. Plus ton enfant reste, plus la plateforme gagne. Un podcast qui se termine en dix minutes, lui, est conçu pour finir. C'est exactement l'inverse comme philosophie.

— Le concept

Trois enfants, trois lanternes.

Avant de te raconter la suite, laisse-moi te présenter les trois héros. Tu les retrouveras dans tous les épisodes.

Alma a une lanterne rouge. Elle est courageuse, un peu chef de bande, mais doucement. Elle est celle qui tend la main à l'autre. Sa lanterne s'allume quand elle a besoin d'aller chercher du courage très loin en elle.

Lewis a une lanterne bleue. Il parle aux animaux, il rêvasse beaucoup, il regarde les nuages. Il a parfois besoin qu'on le pousse pour aller au-devant des choses, mais quand il y va, il y va à fond.

James a une lanterne jaune. C'est le plus petit, le plus espiègle. Il a le pouvoir de devenir invisible quand il a peur de quelque chose — mais à un moment, il faut bien réapparaître. Et c'est là que sa lanterne l'aide.

Chaque épisode, l'un des trois affronte une peur précise. Sa lanterne s'allume au bon moment et lui donne le pouvoir adapté. Et l'épisode se termine quand la peur est vaincue, avec un retour à un endroit calme. Pas de cliffhanger, pas de « la suite la semaine prochaine ».

J'ai déjà recensé plus de trente peurs à traiter : le noir, le monstre sous le lit, le premier jour sans maman, le médecin, l'orage, le déménagement, la perte du doudou, la naissance d'un petit frère, le chien qui aboie, le tobogan trop haut, la peur de tomber, la peur de tenter, la peur d'oser. De quoi tenir deux ou trois ans d'épisodes hebdomadaires.

Pourquoi pas de cliffhanger ?

Avant six ans, ton enfant ne sait pas que la suite arrive. Il garde la tension. Il s'endort dessus, il y pense à la cantine le lendemain. Ce qu'on prend pour un effet narratif chez les grands, c'est une petite angoisse qui traîne chez les petits. Du coup, fin résolue, retour au calme. À chaque fois.

— Écoute maintenant

Les quatre premiers épisodes.

Mets les écouteurs, ou monte le son. Tu peux les écouter directement ici, pas besoin de Spotify ou d'Apple Podcasts pour l'instant — ça viendra dans quelques semaines.

Si tu écoutes avec un enfant à côté, je te recommande de commencer par l'épisode qui parle d'une peur qu'il vit en ce moment. C'est comme ça que le podcast est fait pour fonctionner.

Épisode 01 · 12:28 Peur traitée · le monstre sous le lit

Alma et le monstre sous le lit

Alma est sûre qu'il y a quelque chose qui bouge sous son lit la nuit. Sa lanterne rouge va lui montrer ce que les grands ne voient plus : la différence entre une vraie menace et une ombre qui fait du bruit dans la tête.

Épisode 02 · 13:42 Peur traitée · tomber, se faire mal

Lewis et la peur de tomber

Lewis apprend le skate au skatepark avec son papa. Sauf qu'à chaque fois qu'il se met debout sur la planche, il se voit déjà à terre. Sa lanterne bleue va lui donner exactement ce qu'il faut pour ne plus regarder le sol.

Épisode 03 · 16:18 Peur traitée · la hauteur, le vide

Lewis et James à l'accrobranche

Premier accrobranche pour Lewis et James, deux cousins de quatre ans. James veut tout faire, Lewis voit la hauteur et n'avance plus. La lanterne va passer du courageux à celui qui doute — et ce ne sera pas dans le sens qu'on croit.

Épisode 04 · 10:34 Peur traitée · être jugé, perdre

Lewis et James au tournoi de basket

Premier vrai tournoi. Du public, des arbitres, une équipe adverse. James veut briller, Lewis veut juste qu'on ne le regarde pas. Ils vont devoir apprendre quelque chose qu'aucun des deux n'avait prévu : jouer à deux.

Tu trouves un détail qui cloche ? Dis-le-moi

Ces épisodes sont des premiers jets. Si une scène te paraît bizarre, si un mot est trop dur, si la musique couvre la voix, écris-moi. J'ai besoin d'oreilles extérieures pour caler le son et le rythme avant la sortie officielle.

— Comment j'ai fait

Aucun studio, aucun comédien.

Je vais te raconter ce qui se passe entre le moment où j'ai une idée d'épisode et le moment où tu peux l'écouter. Sans jargon, promis.

Étape 1 · Le script

Je commence par poser le sujet de l'épisode en une phrase. Par exemple : « Lewis a peur de tomber au skatepark, sa lanterne lui donne l'équilibre. » Puis je demande à un assistant IA (j'utilise Claude) d'écrire le script complet, en lui donnant toutes mes contraintes : phrases courtes, vocabulaire de quatre ans, pas de méchant cruel, fin résolue obligatoire, refrain de la lanterne répété trois fois. Je relis, je coupe, je réécris. Un script tient sur quatre pages.

Étape 2 · Les voix

C'est là qu'intervient l'outil le plus impressionnant de toute la chaîne : une IA qui génère des voix françaises ultra-naturelles. Elle s'appelle ElevenLabs. Je lui donne mon script avec des petites indications entre crochets — [chaleureux], [doucement], [curieux] — et elle me sort la voix de Paul K, mon narrateur, ou celle de Philippine, ma comédienne enfant. Je fais trois prises de chaque ligne, je garde la meilleure.

Étape 3 · La musique et les bruitages

Pour la musique, j'utilise une autre IA qui compose des petits morceaux courts à partir d'une description. Je tape « petite mélodie au ukulélé, joyeuse, deux notes répétées en arpège » et j'obtiens un fond sonore. Pour les bruitages, pareil : « pas qui crissent dans le gravier », « porte qui grince », « rire d'enfant ». Je récupère cinquante à soixante-dix fichiers son par épisode.

Étape 4 · L'assemblage

Je dois maintenant coller tout ça ensemble. Pour ça, j'ai un petit programme — écrit par Claude Code en quelques sessions — qui prend les voix, la musique et les bruitages, et qui me sort un fichier audio final propre. C'est l'étape qui m'a pris le plus de temps à mettre au point, mais une fois calée, elle tourne toute seule.

Étape 5 · Le son final

Dernière étape : je calibre le son pour qu'on l'entende bien dans une voiture (j'y reviens un peu plus bas). Et l'épisode est prêt.

Combien ça coûte en vrai ?

Pour un épisode de douze minutes : environ six euros en outils IA, et quatre à six heures de mon temps, de l'idée jusqu'à l'écoute finale. Sans aucun studio, sans aucun matériel à acheter. Mon ordinateur portable, point.

— Le pari du casting

Une seule comédienne pour trois enfants.

Quand j'ai présenté le projet à un copain qui fait de l'audio, il m'a dit : « Tu vas prendre trois voix d'enfants différents, hein ? » Non. Une seule.

Pourquoi ? Parce que c'est ce que faisait Brigitte Lecordier. Si tu n'es pas dans le coup, c'est la voix française de Sangoku dans Dragon Ball. Et de son fils Gohan. Et de son petit-fils Goten. Une seule actrice, trois personnages, trois générations, à l'écran en même temps dans certaines scènes. Et ça marche.

Ça marche parce que quand c'est la même voix qui joue toute la bande, on sent que les trois sont vraiment du même monde. Ils ont un timbre cousin. Ils sont familiers entre eux dans l'oreille de l'auditeur. Si j'avais pris trois voix différentes, j'aurais eu trois personnages qui se côtoient. Avec une seule, j'ai un trio.

Concrètement, je règle des petites différences dans le ton entre Alma, Lewis et James. Alma est posée et déterminée. Lewis murmure et rêvasse. James a la voix qui sourit, qui mijote un coup. Tu les distingues parfaitement à l'écoute, je te le promets.

Et le narrateur ?

Pour le narrateur, c'est l'inverse : une voix d'adulte, posée, basse, calme. C'est l'oncle qui te raconte une histoire le soir. Il s'appelle Paul K, c'est la même voix grave que j'utilisais déjà sur mon podcast pour adultes Guerres d'IA. Sauf qu'ici, je lui ai demandé de tout faire deux crans plus doux. Pas d'intensité dramatique, pas de menace, pas de suspense. Juste un sourire dans la voix et de la patience.

Une chose à savoir sur les voix IA

Quand tu pousses trop loin l'intensité d'émotion sur une voix générée par IA, tu obtiens du « sur-jeu ». C'est gênant pour un adulte. Pour un enfant de quatre ans, c'est carrément effrayant. J'ai mis trois ou quatre tentatives à trouver le juste milieu — chaleureux mais jamais théâtral.

— Les règles non-négociables

Les huit interdits.

En préparant cette série, j'ai lu et fait synthétiser beaucoup de choses sur ce qui marche et ce qui ne marche pas avant six ans. À la fin, j'ai sorti une liste de huit règles que je colle en tête de chaque script. Aucune n'est négociable.

1 · Zéro cliffhanger

Je l'ai déjà dit, mais c'est la règle numéro un. Chaque épisode commence, se développe, se résout. La voiture peut s'arrêter à la fin, l'enfant descend serein, tu peux passer à autre chose.

2 · Zéro second degré

Avant sept ans, l'ironie n'est pas comprise. Tout est pris au pied de la lettre. Si je fais dire à un personnage « Oh super, encore de la pluie » sur un ton blasé, l'enfant comprend que le personnage est content. Pas de second degré, pas de sarcasme. Tout droit.

3 · Zéro musique grave et lente

Les sons graves et continus, type « il se passe quelque chose de louche » au cinéma, c'est anxiogène et indéchiffrable avant cinq ou six ans. Toutes mes musiques sont en mode majeur, avec des instruments légers : ukulélé, marimba, glockenspiel, flûte. Jamais de drone bas, jamais de cuivres lourds.

4 · Zéro méchant cruel

La menace existe — c'est ce qui fait avancer l'histoire — mais elle reste douce. Maximum un « ronchon » qui parle fort et qu'on apprivoise. Jamais un personnage cruel, calculateur ou ambigu. À cet âge, le mal doit pouvoir être vaincu par une gentillesse maladroite.

5 · Zéro climax tendu

Pas de cri, pas de crescendo menaçant, pas de moment où tu crispes les mains au volant. Le pic émotionnel de chaque épisode est joyeux, pas tendu. C'est dur à tenir quand tu as l'habitude de raconter pour des adultes, mais c'est non-négociable.

6 · Zéro clin d'œil aux parents

Tu sais, ces dessins animés qui glissent des références aux séries cultes pour faire rire les parents qui regardent à côté ? Je m'interdis ça. Ça casse le rythme, ça déconcentre l'enfant, et au fond, c'est un peu pour flatter le parent. Mon job, c'est de m'adresser à l'enfant. Si je veux faire un format pour moi, je fais un podcast pour adultes — d'ailleurs j'en ai un.

7 · Pas plus de trois répliques d'affilée

Quand deux personnages dialoguent sans relance du narrateur, l'enfant perd qui parle au bout de trois répliques. Donc je coupe : trois répliques max, puis le narrateur rappelle ce qu'il se passe et on repart.

8 · Silences max une seconde et demie

Au-delà d'une seconde et demie de silence total, l'attention décroche. Soit on respire avec un léger bruitage discret, soit le narrateur enchaîne.

Huit règles, tenues sur tous les épisodes. La plus dure à respecter, c'est la cinq. Toute mon écriture pour adultes repose sur la tension. Pour les enfants, il faut désapprendre.

— Le détail technique qui change tout

Le son qui passe dans une voiture.

Si tu retiens un seul point technique de cet article, c'est celui-là.

Un podcast pour adultes, tu l'écoutes au casque, ou dans le salon. Un podcast pour enfants en trajet voiture, c'est complètement différent. Il y a un bruit de fond permanent : la route, le moteur, le vent. Et l'enfant écoute sur les haut-parleurs de la voiture, qui sont rarement excellents.

Si tu calibres le son comme un podcast classique, deux choses se passent. Soit le narrateur disparaît dans le bruit de la route, et l'enfant lâche. Soit tu pousses fort partout, et la musique te défonce les oreilles au moment d'un pic.

La solution, je l'ai trouvée en essayant. Je calibre le son comme une émission de radio, et je baisse la musique deux fois plus fort que d'habitude quand le narrateur parle. Du coup, la voix passe toujours, claire, par-dessus le bruit ambiant. Et la musique ne te saute jamais à la figure.

C'est un détail. C'est aussi la différence entre un podcast qu'on écoute attentivement et un podcast qu'on coupe au bout de trois minutes.

— Trois plantages

Ce qui m'a fait perdre une journée.

Aucun projet ne se passe sans accroc. Voici les trois points qui m'ont vraiment fait galérer, raconté simplement.

L'IA voix qui dit « tu as épuisé ton crédit »

Sur l'épisode 2, je n'avais pas vu que générer trois prises de chaque ligne consommait trois fois plus de crédit que prévu. Au bout de soixante-cinq lignes, écran rouge, plus de crédit, demi-épisode bloqué. Solution : depuis, je surveille le compteur. Et je régénère uniquement les prises ratées, pas tout l'épisode.

La musique qui sonne « tapis de gym »

Au premier rendu de l'épisode 2, j'avais l'impression d'écouter un cours de stretching. La même petite mélodie qui tournait en boucle pendant deux minutes sous une scène. Un adulte décroche. Un enfant de quatre ans aussi, sauf qu'il ne sait pas dire pourquoi. Règle maintenant : un morceau de musique = sa durée, pas de boucle. Je compose plus de morceaux mais plus courts, et ça respire.

Le bug invisible qui supprimait des musiques

Un piège sournois : mon programme d'assemblage avait un petit défaut qui faisait qu'il sautait certaines musiques sans rien dire. J'ai mis trois heures à comprendre pourquoi mon master sonnait « vide » par moments. Leçon : sur un process automatisé, toujours regarder ce qui n'a pas été pris. Pas juste ce qui a marché.

— À qui ça sert

Ce que tu peux en faire.

Si tu es parent d'un enfant entre 4 et 6 ans

Les quatre premiers épisodes sont là, écoutables tout de suite, gratuits, sans inscription. Je serais super heureux que tu les fasses écouter à ton enfant et que tu me dises ce qu'il en pense. Écris-moi, je lis tout. J'ai besoin de tes retours pour ajuster avant la sortie officielle sur Spotify et Apple Podcasts.

Si tu veux faire pareil pour ta propre niche

La méthode que je décris ici fonctionne pour à peu près n'importe quel podcast narratif : enfants, ados, brand content, audio fiction, peu importe. Les outils sont les mêmes. Tout le code que j'utilise pour assembler les épisodes sortira en open source quand je serai vraiment au point — je dirais d'ici l'été. Inscris-toi à la newsletter pour ne pas le rater.

Si tu es prof, orthophoniste, pédopsy

Les peurs que je traite dans le catalogue (séparation, noir, médecin, monstre, etc.) viennent de plusieurs sources de recherche en psychologie infantile. Si tu vois un manque, un mot qui n'est pas adapté, une approche discutable, dis-le-moi. Je préfère corriger maintenant.

— Questions qu'on me pose

FAQ podcast enfants IA.

Quel âge faut-il avoir pour écouter Les 3 Petites Lanternes ?

Le podcast est pensé pour les enfants de 4 à 6 ans, et calibré sur l'oreille d'un enfant de 4 ans. Si un enfant de 4 ans comprend, un de 6 ans suit toujours — l'inverse n'est pas vrai. Les épisodes durent entre 10 et 16 minutes, exactement la longueur d'un trajet école en France.

Pourquoi ne pas mettre mon enfant sur YouTube Kids ?

YouTube Kids enchaîne les vidéos pour garder l'enfant le plus longtemps possible. Les coupures pub arrivent au pire moment. Sur un trajet voiture, tu ne peux ni couper, ni surveiller. Un podcast qui se termine en 10 minutes avec un début, un milieu et une fin apaisée, c'est conçu pour s'arrêter avec le moteur.

Est-ce que les voix sont vraiment générées par IA ?

Oui, à cent pour cent. Le narrateur s'appelle Paul K, c'est une voix française que j'ai choisie sur l'outil ElevenLabs. Les trois enfants — Alma, Lewis et James — sont joués par une seule voix qui s'appelle Philippine. Je règle le ton, l'émotion, le rythme avec des petites indications dans le script. J'écoute ensuite chaque prise et je garde la meilleure.

Combien coûte un épisode à produire ?

Entre cinq et huit euros pour un épisode de 12 à 15 minutes. À ça s'ajoute mon temps : quatre à six heures, du brief jusqu'au master final. Le seul matériel utilisé, c'est mon ordinateur. Aucun studio, aucun ingénieur du son, aucun comédien à payer.

Faut-il être développeur pour faire un podcast comme ça ?

Non, et je le dis sans rougir : je ne suis pas développeur. J'utilise Claude Code pour écrire les petits scripts qui assemblent les voix, la musique et les bruitages. Ce qui demande vraiment du travail humain, c'est l'écriture du script, le choix des voix, et l'écoute attentive pour ne garder que les bonnes prises.

Où écouter les épisodes ?

Les quatre premiers épisodes sont écoutables directement sur cette page, plus haut. Ils sortiront aussi sur Spotify, Apple Podcasts et toutes les grandes plateformes d'ici quelques semaines. Pour être prévenu, le plus simple est de t'inscrire à la newsletter en bas de page.

— Pour aller plus loin

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— Une dernière chose

Tu veux le savoir quand ça sort ?

Je publie une newsletter chaque vendredi. C'est ma veille IA personnelle, et c'est là que je préviendrai en premier quand Les 3 Petites Lanternes arriveront sur Spotify et Apple Podcasts. Ça reste gratuit, sans pub, et tu peux te désinscrire en un clic.

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